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Une Entente qui écoute le monde ? Dossier EchoRadar

Publié le 24/07/2014 à 13:56 par cyberland Tags : écoutes grandeguerre centenaire 1914 echoradar blog monde roman france article cadre nature livre bretagne google
Une Entente qui écoute le monde ? Dossier EchoRadar

 

 

 

 

Stéphane Dossé sur « Lignes Stratégiques » un blog EchoRadar, nous propose un article dans le cadre du dossier « Eté 1914, un autre monde ? ».

 

 

 

Au début de l’été 14, un dispositif d’écoute à grande échelle est en place au sein des dispositifs sécuritaires des grandes puissances. Deux types d’écoutes sont mis en place : sur les communications filaires, principalement les câbles sous-marins, et sur les communications radioélectriques internationales. L’interconnexion croissante des pays, des médias et des opinions a changé la donne en termes de relations diplomatiques. Tout va plus vite  mais tous les esprits n’y sont pas préparés. Les ultimatums de l’été ont largement utilisé les envois de messages par des moyens de transmissions rapides et longue distance que les chancelleries ne maitrisent pas encore complètement à ce rythme inédit. On peut estimer que la machine s’emballe. L’enchaînement rapide des entrées dans le conflit, en raison des alliances, s’avère autant dû à une volonté d’en découdre, qu’à une diplomatie dépassée par la vitesse et la nature des télécommunications et des médias de son temps. Dans ce monde mondialisé et interconnecté, les écoutes ont joué un rôle tactique et stratégique que ce billet ne fait qu’évoquer.

 

 

 

Une Grande Bretagne performante

 

Les services du chiffre et stratégiques britanniques s’illustrent dès le début de la guerre : la célèbre Room 40 OB (Room 40 Old building), service de l’Amirauté, permet de déchiffrer les messages allemands. En début de guerre, le renseignement est principalement obtenu grâce à la cryptanalyse et à la capture de documents sur des navires. Il s’agit par exemple de la capture sur le croiseur allemand Magdeburg, coulé le 26 août 1914 par les Russes, du livre de codeSignalbuch der Kaiserlich Marine(SKM), du code courant, du livre de bord et de la grille de coordonnées pour la Baltique. La capture, sur le Hobart par laRoyal Australian Navy, le 11 octobre 1914, du codeHandelsschiffsverkehrsbuch(HVB) et du code de la marine marchande du Reich constitue une autre illustration. Le dispositif s’appuie aussi sur le service du Chiffre de l’armée qui envoie un détachement (MI 1 (b)Signal intelligence branch) en France dès septembre 14, sous le commandement du commandant B.W. Bowdler. La Grande Bretagne bénéficie de points d’écoute dans les principaux nœuds de communication de l’Empire, sur tous les continents. Ceci est la conséquence de la supériorité britannique dans les télécommunications, de sa puissance militaire conventionnelle et d’une politique alliant depuis au moins une quinzaine d’années les impératifs économiques et de sécurité.

 

 

 

Retrouvez la suite de l'article sur Lignes Stratégiques :

 

http://lignestrategiques.blogspot.fr/2014/07/ete-14-une-entente-qui-ecoute-le-monde.html

 

 

 

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La bataille de Coronel – Dossier EchoRadar

Publié le 24/07/2014 à 11:46 par cyberland Tags : coronel 1914 echoradar bataille blog vie monde article travail google lecture
La bataille de Coronel – Dossier EchoRadar

HMS Monmouth - Cuirassé anglais coulé à la bataille de Coronel 

 

 

Le Blog EchoRadar « Le Fauteuil de Colbert » nous propose une réflexion sur la bataille navale de Coronel d'après l'ouvrage « deux combats navals -1914 » de Claude Farrère et Paul Chack.

 

Cet article s'inscrit dans le dossier EchoRadar « Eté 1914, un autre monde ? ».

 

 

 

Débutons bien et mal en nous intéressant à Deux combats navals (1925, éditions Flammarion, 3 francs 75) de Claude Farrère et Paul Chack. Nous commençons bien car nous allons évoquer la bataille navale de Coronel (1er novembre 1914). Nous commençons mal car elle ne s'est pas produite pendant "l'été" de l'hémisphère Nord. Dans l'autre hémispère, et particulièrement dans le décor de cette bataille, le soleil c'est comme à Brest : un concept. N'agravons pas mon cas en ces temps troublés : nos deux auteurs ont eu une vie passionnante, si ce n'est plus. Sauf que Paul Chack, et nous y reviendrons plus tard, fut exécuté à la Libération. En l'état de mes connaissances, ce n'est pas un regret.

 


Il n'est pas anodin de préciser cela car à la lecture de l'ouvrage, le lecteur peut se rendre compte que la "race" est un concept bien ancré dans les esprits. Comment ne peut pas être surpris quand il est possible de lire dedans que l'Allemand n'est pas doué d'imagination ?

 

Paru en 1925, Deux combats navals nous offre un regard de l'époque. Les renseignements qui permettent de reconstituer les combats proviennent certainement du travail des attachés navals français, des services de renseignement, de la presse et d'autres sources. Ensemble de travaux qui a une importance considérable.

 

Point de vue d'autant plus intéressant qu'il relate une époque magnifique : les sous-marins comme les avions ne sont encore que des curiosités, le combat en ligne est roi (et c'est lui qui justifie les grades des amiraux) et il s'agit uniquement de bataille navale. Un décor magnifique pour des combats au canon, La chapelle reine des marines.

 

Retrouvez la suite de l'article sur Le Fauteuil de Colbert, un blog EchoRadar.

 

http://lefauteuildecolbert.over-blog.fr/article-deux-combats-navals-1914-de-claude-farrere-et-paul-chack-coronel-124210313.html

 

 

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Polytechniciens sous la mitraille - Dossier EchoRadar

 Polytechniciens sous la mitraille - Dossier EchoRadar

Cet article est ma première contribution au dossier EchoRadar "Eté 1914, un autre monde ?".  "Des grandes Ecoles à la Grande Guerre - Polytechniciens sous la mitraille" sera suivi d'une  seconde partie intitulée "Des grandes Ecoles à la Grande Guerre - Le sacrifice Normalien".

Thierry Berthier

 

1 - Le sacrifice de Younes Résal

 

55 ème d'Artillerie, 5 août 1914, le sous-lieutenant Younes Résal à sa mère, Julie

 

« Ainsi, voilà donc la guerre déclarée, tout est déclenché !

 

Pour ma part sois sans inquiétude jusqu'à nouvel ordre, car je ne verrai pas de casques à pointe, à mon grand regret, avant quelques jours. Je suis à la 22ème batterie de renforcement du 55ème d’Artillerie : nous sommes donc faits pour remplacer ceux qui nous précèdent, ou dans le cas où le territoire serait envahi. Puissions-nous être à l’abri d’une pareille chose ! Puissions-nous quand même faire du bon ouvrage !

 

J’ai eu beaucoup à faire, et c’est pourquoi je ne vous ai pas écrit hier. Vous quittant samedi à La Ferté j’étais à 22h à Paris, où je dus aller à l’ X à pied avec ma valise : pas de tramway, métro inabordable, pas de taxis. A l’école, j’apprends mon envoi à Orange, départ à 8h30. Nuit très agitée, mes camarades partant pour l’Est immédiatement, venant causer....etc. A 6h30, j’ai été dire au revoir à mon oncle Jean et tante Juliette.

 

Partis à 8h avec quatre camarades, nous sommes arrivés à Orange à 1h du matin, lundi. Voyage sans anicroche mais lent. Partout un esprit extraordinaire qui, espérons-le, se maintiendra. A Orange, pas moyen de trouver un lit ; j’ai donc dormi dans la cour de l’hôtel, la tête sur une botte d’herbe.

 

Nous avons ici à former entièrement cette batterie de réserve. Aussi ne partons-nous que dimanche prochain 9 août, et je te réponds que nous n’avons pas de temps à perdre. Nous sommes désignés pour aller à Cannes, surveiller la frontière italienne ; mais j’espère que l’Italie continuera à se tenir tranquille, ce qui nous permettra de monter au Nord.

 

Et vous, que devenez-vous ? Envoyez-moi de vos nouvelles, je les attends avec impatience. Et Salem.... où est-il ? et Paul...., que fait-il ? Donnez-moi bien de leurs nouvelles.

 

Il est impossible de savoir quoi que ce soit. Les journaux ne donnent que des fausses nouvelles, et les dépêches officielles ne disent à peu près rien.»

 

 

Younes-Resal-1.jpg

Younes Résal - 1914

 

 

Né en 1891, Younes Résal entre à l’École Polytechnique en 1912. Deux années plus tard, il est élève ingénieur à l'école de Génie Maritime. Mobilisé le 2 août 1914, il est affecté et sert comme sous-lieutenant au 55 ème régiment d'artillerie. Vite remarqué pour son courage et sa fougue au combat, il témoigne d'un engagement total et d'un patriotisme qui s'exprime sous la mitraille.

 

 

 

« Le Commandant de Batterie signale :

 

La conduite du Sous-Lieutenant RESAL qui alla sous le feu des tranchées ennemies prendre les renseignements sur les positions ennemies. Sur la 1ère ligne d’infanterie, le cheval du Sous-Lieutenant a été légèrement blessé.

 

Signé : Lieutenant VAGNEUR »

 

 

 

Son combat est de courte de durée puisque Younes Résal meurt pour la France le 8 septembre 1914 à Issoncourt au sud de Verdun, lors d'une offensive allemande nocturne, avec une dizaine de ses camarades officiers. Tous ont défendu leurs pièces d'artillerie jusqu'à la mort. Younes est retrouvé le lendemain, une carabine à la main, blessé mortellement à la tête. Ses parents n'apprendront son décès que trois semaines plus tard. Son frère Salem est lui aussi sur le front.

 

Younes Résal fait partie des 260 Polytechniciens tombés pour la France durant la période 1914-1918, soit 17,46 % de l'effectif des promotions réunies.

 

 

 

2 - Quelques chiffres

 

Le tableau suivant reprend l'effectif par promotion des officiers Polytechniciens morts pour la France. On notera qu'il n'existe pas de promotion 1915, le concours ayant été suspendu durant l'année.

 

Polytechniciens morts pour la France 1914-1918

 

Promotion

Nombre de morts pour la France

Pourcentage de l'effectif de promotion

1911

55

25,00%

1912

46

19,91%

1913

64

23,70%

1914

82

19,61%

1916

8

11,42%

1917

3

2,30%

1918

2

1,33%

 

D'une façon générale, la guerre de 1914-1918 a été « socialement sélective » . Les enfants de la bourgeoisie et des milieux favorisés ont été plus touchés par les pertes que ceux issus des autres milieux. Ainsi, les écoles d'officiers de Saint-Cyr, l’École Polytechnique et l’École Normale Supérieure ont surcontribué à l'effort de guerre. Le niveau des pertes dans le rang des officiers est triple de celui de la troupe. 70 % des Polytechniciens furent répartis dans l'artillerie et 30 % dans le génie à l'exception de la promotion 1913 qui fut totalement affectée dans l'artillerie de campagne.

 

Près de 10% de l'ensemble des élèves de l'X mobilisés servirent en tant que pilotes ou observateurs au sein des premières unités d'aéronautique militaire. Les avions, peu nombreux, légers et rudimentaires furent utilisés pour l'observation puis pour le réglage des tirs d'artillerie. Les accidents étaient fréquents et l'esprit chevaleresque prédominait.

 

Le 2 août 1914, jour de mobilisation, deux promotions résidaient à l’École : les aspirants de la promotion 1911 terminaient leurs deux années d'étude après avoir effectué un service militaire.

 

Ce groupe constituait la première division. La seconde division rassemblait les aspirants de la promotion 1912 qui eux aussi avaient fait leur service. C'est avec une grande confiance et un certain enthousiasme que les élèves accueillent la déclaration de guerre. L’ École, dans son ensemble, y voit l'heure de la revanche et la possibilité de restituer à la nation la confiance qu'elle a toujours su lui témoigner. Le patriotisme est à son paroxysme et il ne laisse aucun doute sur la rapidité et l'issue de la confrontation.

 

 

 

3 - L’ École durant la guerre

 

Dès le 2 août 1914, l' École se vide. Le concours 1914, interrompu après la phase des oraux à Paris est validé par arrêté ministériel. Ce dernier nomme les 228 admissibles ayant passé les oraux et ayant obtenu une moyenne supérieure à 13. Les admis de 1914 sont immédiatement affectés dans l'artillerie de campagne en tant que seconds canonniers conducteurs. Ces élèves sont promus sous-lieutenants en janvier 1915. Le général Cornille, commandant l' École, et ses officiers rejoignent les unités combattantes. Un ancien Polytechnicien, chef d'escadron retraité, est rappelé et nommé commandant par intérim d'une école vide. Dès le 4 août 1914, les bâtiments de l'X sont réquisitionnés pour y installer une annexe d'hôpital. A partir de mai 1917, cet hôpital, baptisé VG3, fonctionne comme une structure d'évacuation et soigne de nombreux blessés et gazés (400 lits pour 10 123 blessés durant les quatre années du conflit ). L’hôpital fermera définitivement ses portes le 1er janvier 1919. En 1915, un bureau technique du génie s'installe dans les laboratoires de l' École pour y développer un atelier de périscopes dirigé par la capitaine Carvallo, Directeur des études de l'X depuis 1900. Le périscope était en effet devenu un outil indispensable pour l'observation depuis la tranchée... L'année 1915 se déroule sans organiser le concours X1915. Les pertes importantes de Polytechniciens sur le front obligent à rouvrir le concours en 1916 pour une promotion réduite à 70 élèves. Ceux-ci furent immédiatement affectés en école d'application de l'artillerie (Fontainebleau) et du génie (Angers). Le concours 1917 intégra 130 nouveaux polytechniciens et 150 pour le concours 1918. Certains élèves des promotions antérieures, blessés au combat, réintégrèrent les rangs de promotions 1916 et 1917.

 

 

 

4 - Gloire et honneur, de retour à l’ École

 

La grande rentrée de l’École Polytechnique intervient le 15 mars 1919. C'est certainement la plus glorieuse de toute son histoire compte-tenu du lourd tribu payé tout au long du conflit.

Sept promotions de 1912 à 1919 sont présentes en ce jour historique. Le 16 avril 1919, le Président Poincaré et le Maréchal Joffre passent en revue l'ensemble des promotions.

 

Le discours du Président rend gloire et honneur au sacrifice polytechnicien :

 

«  Où étaient les enfants qui, en 1914, partaient pour la frontière ? Ceux qui se présentaient devant lui étaient 130 capitaines, 630 lieutenants et sous-lieutenants, et ils portaient 46 croix de la Légion d'Honneur, 1650 palmes ou étoiles, 400 chevrons de blessures. C'étaient des hommes qui s'étaient longuement accoutumés à la fréquentation du danger et qui avaient vécu, en moins de cinq ans, au contact de réalités épouvantables, une existence remplie des plus fortes passions qui puissent agiter l’âme humaine ».

 

Marechal-Joffre.jpg

 

 

Le Maréchal Joffre à l’École

 

 

En 1919, l’école accueillit une délégation de 300 cadets américains de l' École militaire West Point. Ce fut l'occasion de célébrer une victoire si chèrement acquise.

 

Pourtant, au-delà des célébrations qui participent au redémarrage de l’École, le traumatisme de la guerre a profondément marqué les Polytechniciens engagés dans le conflit.

 

Ainsi, la promotion 1913 rend les honneurs à l'élève entré major au concours de 1913 mort pour la France en 1916. L'un de ses camarades de promotion 1914, Croix de guerre, ne parvient plus à vivre avec ses souvenirs de combat et finit par se suicider en 1920. Ce que l'on appellera un siècle plus tard, le syndrome de stress post-traumatique du combattant, affecte de nombreux officiers Polytechniciens acteurs et témoins des turbulences de guerre. Intrépides, audacieux, endurcis par la souffrance, parfois mutilés ou malades, ils entament une phase de « reconstruction » aidés en cela par la reconnaissance et la maternelle bienveillance d'une École Polytechnique touchée dans sa chair mais capable de surmonter l'épreuve.

 

 

 

5 - Un siècle plus tard, d'autres combats polytechniciens...

 

Ces cents dernières années nous ont donné deux guerres mondiales, l’ère nucléaire, la guerre froide, la conquête spatiale, et les révolutions cybernétiques. Tout au long de ce siècle extraordinaire, l’ École Polytechnique n'a pas démérité et a su s'adapter aux mutations et aux exigences de la nation. L'esprit polytechnicien a traversé plus de deux cents ans de notre histoire en maintenant un corpus de valeurs et de traditions et en sachant s'adapter aux nouveaux paysages technologiques.

 

Pour autant, ce siècle passé doit nous questionner : Le patriotisme polytechnicien a-t-il encore un sens aujourd'hui ? Quelles sont les nouvelles formes d'engagement et de contributions pour les Polytechniciens de la promotion 2014 ? Vers quels combats sont-ils ou seront-ils mobilisés ?

 

Si le sacrifice ultime, celui de Younes Résal et de tant d'autres de ses camarades, semble bien éloigné aujourd'hui de l'actualité et des réalités polytechniciennes, il ne fait aucun doute que la conflictualité mondiale s'exprime désormais sous d'autres formes et qu'elle impacte durement nos sociétés. En tant que futur grand serviteur de la Nation, l'élève Polytechnicien occupera les premières lignes des duels économiques, industriels et technologiques à venir. Nous devons l'attendre aujourd'hui sur ce front stratégique et c'est bien là qu'il relèvera ou non les grands défis de la Nation. Il faut prendre conscience que la double culture, militaire et scientifique, du Polytechnicien de 2014 constitue la meilleure garantie de résilience face aux turbulences technologiques qui émergent. La course mondiale à l'innovation, la révolution numérique et la convergence NBIC (Nanotechnologie, Biotechnologies, Informatique, sciences cognitive) constituent les nouveaux fronts du 21ème siècle. Ils n'engagent plus le Polytechnicien dans sa chair mais l'obligent à une mobilisation de l'esprit. C'est en elle qu'il faut rechercher les nouvelles formes du patriotisme.

 

 

 

Pour conclure...

 

Élèves officiers Polytechniciens de la promotion X2013, Félix Berriat et Augustin Lenormand ont composé à l'automne 2013, le chant de promotion du 4ème bataillon de l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr. La promotion a reçu comme nom de baptême « CBA Charles Delvert ».

 

Charles Delvert, historien, ancien élève de l’École Normale Supérieure s'est distingué au combat durant la Grande Guerre.

 

 

 

Chant de la promotion Charles Delvert

 

 

 

La Grande Guerre déchirait notre belle patrie.

 

La France dans la tempête appelait ses enfants.

 

Delvert sous ces sombres nuages vint gravement,

 

Menant ses hommes avec courage pour son pays.

 

 

En ce jour enseignez l’audace et la grandeur

 

Au bataillon qui s’avance dans l’honneur.

 

Commandant Charles Delvert, pour marcher sur vos

 

traces nous servons, jeunes officiers !

 

 

A l’automne de la guerre, sous un rideau de pluie

 

La boue recouvre les hommes d’un linceul infini.

 

Quand vous menez l’assaut se lèvent parmi les ombres

 

Ces hommes et le drapeau défiant l’orage sombre.

 

 

 

Dans la fumée des canons, héros du fort de Vaux,

 

Vous avez bravé la mort, contenu les assauts.

 

Malgré le froid, le feu, la peur de l’inconnu,

 

Quand sonne la relève vous restez invaincu.

 

 

 

La plume remplaçant l’épée célébra la victoire.

 

L’homme sortant des tranchées nous conta son histoire.

 

Humbles Carnets d’un Fantassin, par cet ouvrage,

 

Vous associez à nos destins un héritage.

 

 

 

Voyez vos fils droits et fiers, qu’éclairent les étoiles,

 

Rêvant sous cette bannière d’être un jour votre égal.

 

Célébrons la plume qui honore la mémoire

 

De ceux par qui la France emporta la victoire.

 

 

 

Le chant de promotion CBA Charles Delvert

 

http://www.youtube.com/watch?v=kS9FMyurGNI

 

 

 

 

 

Sources documentaires

 

 

 

Dossier SABIX – L’ École Polytechnique de 1914 à 1920 – Bernard Villermet

 

http://www.sabix.org/bulletin/b10/sabix10.html

 

 

 

Histoire de l' École Polytechnique, Jean-Pierre Callot, Éditions Charles-Lavauzelle 1982

 

 

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1914-1918 : Des leçons stratégiques ? - Dossier EchoRadar

Publié le 18/07/2014 à 14:43 par cyberland Tags : EchoRadar Stratégies
1914-1918 : Des leçons stratégiques ? - Dossier EchoRadar

 

Olivier Kempf s'interroge : Y a-t-il des leçons stratégiques à la guerre de 1914-1918 ?

 

A mon tour de participer au thème estival d'Echoradar (voir ici) Avec une question simple : Y a-t-il des leçons stratégiques à la guerre de 1914-1918 ?

 

Une telle question est bien sûr très provocatrice. Nous avons tous lu les « enseignements » de ce conflit, la dispute entre offensive et défensive entre les deux guerres, la question du couple char-aviation, la percée de Guderian, conceptuelle avant d’être ardennaise… Mais en fait, tout ceci nous l’avons lu parce que nous savions que la Première guerre mondiale était Première, donc qu’il y en avait une Seconde. Nous avons tous observé la Première à la lumière de la Seconde. Ici, ce qui m’intéresse, ce sont les leçons stratégiques que l’on pourrait tirer du conflit sans savoir la suite. Des leçons qu’on pourrait tirer aujourd’hui.

 

Qu’il soit précisé que je ne suis pas historien, ni spécialiste de la période et encore moins connaisseur d’histoire militaire. Bref, je revendique, encore une fois, le droit de dire des bêtises.

 

Qu’on me permette tout d’abord de retracer les grandes options de la guerre (je me concentre surtout sur le front ouest, que je connais mieux, et m'excuse de ne pas aborder la guerre navale, que je ne connais pas).

 

1914 est l’année de la manœuvre. Le plan Schlieffen s’oppose au plan XVII. Les deux armées s’élancent, les Allemands contournent par la Belgique et descendent coiffer l’aile gauche française. Mais l’aile droite du dispositif allemand, la Ière armée, infléchit sa course et présente son flanc à Paris. Les Français aperçoivent la faille : Gallieni se porte vers le flanc droit des Allemands pendant que Joffre arrête la grande retraite et fait front. C’est la première victoire de la Marne. Notons ici une des raisons du succès français : le vaste redéploiement des unités qui étaient concentrées en Lorraine et qu’on bascule à l’ouest, grâce aux chemins de fer. La logistique permet la victoire. La suite de la bataille de la Marne est connue : chacun essaye de déborder l’autre dans une « course à la mer » qui « ferme » le front. On ne peut plus « déborder » et l’idée de la stratégie indirecte, qui sera lancée plus tard par Liddel Hart et qui est en fait tentée tout au long de la guerre, ne peut plus fonctionner. Autrement dit, 1914 se clôt par la fin de la manœuvre. Toutefois, elle a failli fonctionner et le ressaisissement français est « miraculeux ». Or, il décide du sort de la guerre. Les enseignements de quatre ans de guerre voient surtout les années 15, 16 et 17 mais négligent les années 14 et 18, plus manœuvrantes…

 

1915 verra plusieurs tentatives de « percée » par concentration. Il s’agit là d’un effet de cette guerre totale et industrielle. On a de la peine à imaginer en effet les centaines de milliers d’hommes qui sont mobilisés. Le front comprend des corps d’armée, des armées, des groupes d’armées… Une division, une brigade sont considérées comme des petites unités (aujourd’hui, l’armée française compte huit brigades, soit l’équivalent de deux divisions…). Les masses réunies ont justement permis l’établissement de ce front continu sur des centaines de kilomètres. Dès lors, chaque camp a l’impression d’un « rideau » qu’il serait facile de « percer ». On s’y essaye à plusieurs reprises, sans succès (offensives d’Artois et de Champagne, qui échouent par manque d’artillerie lourde). Les préparations d’artillerie ne suffisent pas et les dispositifs défensifs se durcissent dans les deux profondeurs : profondeur verticale (tranchées et réseaux de barbelés et d’autres obstacles de contre-mobilité), profondeur horizontale avec un élargissement du dispositif tactique : le voilage d’origine devient lourde tenture puis matelas épais de plusieurs centaines de mètres voire de quelques kilomètres. On espérait un voile, on amoncelle un crin. A mesure qu’on augmente les moyens de la percée, l’adversaire augmente les moyens de l’absorption du choc. La percée a pour ambition de concentrer une énergie en un point pour le casser : on lui oppose la position qui solidifie les points du front dans un réseau large de positions défensives qui absorbent les chocs. A l’énergie concentrée répond la réticulation diffusante. Si 1914 est l’échec de la manœuvre, 1915 est l’échec du choc et le succès du réseau (1) . Pourtant, les alliés persisteront dans cette idée : bataille de la Somme en 1916, Chemin des Dames et bataille d’Arras en 1917 …

 

 

Retrouvez la suite de l'article sur le EGEA, le site d'Olivier Kempf, un site EchoRadar.

 

http://www.egeablog.net/index.php?post%2F2014%2F07%2F17%2FY-a-t-il-des-le%C3%A7ons-strat%C3%A9giques-%C3%A0-la-guerre-de-1914-1918

 

 

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Éloge de la machine à écrire

Publié le 17/07/2014 à 16:41 par cyberland Tags : machine a ecrire allemagne cyberdéfense espionnage nsa france article histoire image centerblog
Éloge de la machine à écrire

 

 

Dans un récent article du Guardian, on apprend que l’Allemagne envisage très sérieusement l'utilisation de machines à écrire mécaniques pour l'édition de documents sensibles.

 

Une partie de la classe politique allemande se dit prête à ce retour vers le passé si celui-ci est le seul moyen de garantir la confidentialité des informations transmises.

 

Cette réaction s'inscrit dans le « courroux » allemand qui fait suite aux différents scandales d'écoutes de la NSA visant des politiciens, des membres du gouvernement et la Chancelière.

 

Dans une récente interview, le démocrate chrétien Patrick Sensburg affirme que son groupe possède déjà des machines à écrire mécaniques et que leur utilisation « n'est pas une blague ».

 

Elles constituent une réponse possible et efficace aux activités de renseignement orchestrées par la NSA. Après la récente expulsion d'un agent de la CIA par le gouvernement Merkel, les problématiques de confidentialité occupent les esprits de la classe politique allemande.

 

La Russie, une année plus tôt, avait communiqué de façon similaire sur son utilisation de machines mécaniques non connectées à la suite d'une commande de 20 machines à écrire de la marque Triumph Adler. Pourtant, une grande partie de la classe politique allemande ne semble pas prête à abandonner les facilités des moyens d'édition électronique au profit de technologie d'un autre siècle...Cela ressemble à la guerre des anciens contre les modernes sans que l'on sache bien qui est moderne dans cette histoire. Un représentant du SPD affirme que l'appel à utiliser des machines à écrire est hautement ridicule et contre-productif au 21 ème siècle et que l'effort de contre-espionnage doit être porté sur l'espace numérique...

 

Au lendemain des révélations de surveillance par la NSA du téléphone portable de La Chancelière Merkel, le gouvernement allemand a demandé à ses députés de n'utiliser que des smartphones sécurisés cryptés lors de communications sensibles et l'utilisation d'iPhones pour des échanges intergouvernementaux a été interdite. On appelle cela de « l'hygiène numérique »...

 

En France, nous ne sommes pas en reste avec le Teorem de Thales :

 

http://www.challenges.fr/entreprise/20131030.CHA6302/teorem-le-telephone-portable-thales-ultra-securise-dont-meme-le-prix-est-top-secret.html

 

 

 

Je propose que l'on ressorte les vieilles machines C36 et Enigma qui servaient à crypter les messages durant la seconde guerre mondiale, on ne sait jamais, elles peuvent servir !


Enigma-8-rotor.jpg

Machine Enigma

 

Sources :

 

http://www.theguardian.com/world/2014/jul/15/germany-typewriters-espionage-nsa-spying-surveillance?CMP=twt_gu

 

 

 

 

 

L'entreprise : nouveaux défis cyber

Publié le 16/07/2014 à 11:27 par cyberland Tags : philippedavadié entreprise informatiques cybersécurité scada blog livre anime collection
L'entreprise : nouveaux défis cyber

 

 

Philippe Davadie, ingénieur en systèmes d'exploitation, expert en intelligence économique, Colonel de Gendarmerie vient de publier « L'entreprise, nouveaux défis cyber » dans la collection Cyberstratégie – Economica, avec une préface d'Alain Juillet.

 

L'ouvrage apporte une vision d'ensemble des informatiques de l'entreprise, celles en particulier qui ne font pas l'objet de toutes les attentions en terme de sécurité. L'informatique de l'entreprise est multiforme, hétérogène dans ses missions comme dans son architecture.

 

L'informatique industrielle, l'informatique externalisée, l'informatique en nuage, constituent autant de voies d'accès pour la cyberagression. Le livre de Phillipe Davadie dresse un état des lieux réaliste et pertinent sur les « informatiques orphelines » vulnérables et sous le joug de cybermenaces de plus en plus sophistiquées.

 

Philippe Davadie anime l'excellent blog Informatiques orphelines.

 

1914-1918 : du sous-marin à la détection sous-marine

Publié le 16/07/2014 à 10:03 par cyberland Tags : 1914 sousmarin guerre echoradar centenaire article mer france google
1914-1918 : du sous-marin à la détection sous-marine

 

Un Dossier EchoRadar

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La 1ère Guerre mondiale reste, dans l’inconscient collectif, marquée par de terribles combats d’infanterie et d’artillerie. Ce conflit, considéré comme le premier conflit moderne de l’ère industrielle, possède, entre autres, la caractéristique de se produire simultanément sur terre, en mer et dans les airs. A l’émergence de l’aviation, dont l’emploi deviendra stratégique trois décennies plus tard, répondirent de nombreux affrontements maritimes. Essentiellement en surface mais, fait totalement nouveau, également sous la surface grâce à l’emploi d’une nouvelle arme : les sous-marins.

 

Si le rôle des sous-marins fut modeste voire frustrant du côté français, l’approvisionnement en matières premières et l’acheminement de troupes, notamment américaines à partir d’avril 1917, vont devenir plus compliquées à réaliser. Notamment du fait de l’utilisation novatrice et finalement massive des sous-marins par l’Allemagne. La mise au point de l’ASDIC, l’ancêtre du sonar, vers la fin de la guerre permettra cependant de répondre à une innovation par une autre innovation. La détection sous-marine venait alors de voir le jour et sa généralisation jouera un rôle crucial lors du conflit mondial suivant.

 

Un peu d’Histoire

 

Historiquement, le sous-marin n’est pas une invention de la 1ère Guerre mondiale puisque le premier semi-submersible de l’époque moderne, le « Drebbel » du nom de son inventeur, fut testé et amélioré entre 1620 et 1624 à Londres. Le potentiel militaire d’une telle invention apparait rapidement et c’est un ecclésiastique et scientifique britanniques, John Wilkins, qui est le premier à en décrireles avantages potentiels dès 1648.

 

Si la première tentative de concevoir un engin réellement submersible et à usage un tant soit peu offensif se situe en 1800, il va falloir attendre Gustave Zédé et son « Gymnote » pour voir l’apparition d’un engin à propulsion électrique en 1888. Dix ans plus tard est construit le premier sous-marin réellement opérationnel doté d’une propulsion mixte essence/diesel. Enfin, en 1902 les premiers télescopes apparaissent puis les Allemands généralisent le moteur diesel à leurs sous-marins.

 

Au tournant du nouveau siècle, le sous-marin moderne vient de naître. Une poignée de nations, au premier rang desquelles la France et l’Allemagne, vont développer une filière industrielle et intégrer cet engin innovant dans leurs schémas tactiques. Le 28 février 1905, le Ministre de la Marine française instaure l'insigne de spécialité des sous-mariniers stylisé de 2 torpilles croisées avec des foudres.

 

La suite de l'article sur le site EchoRadar : Si Vis Pacem Para Bellum

 

 



 

Réservistes d’hier et d’aujourd’hui - Un dossier EchoRadar

Publié le 14/07/2014 à 15:24 par cyberland Tags : 1914 centenaire grandeguerre echoradar sécurité france article google
Réservistes d’hier et d’aujourd’hui - Un dossier EchoRadar

 

 

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Après le choc de la défaite de 1870, l’une des réactions de la France est d’instaurer légalement un régime de réserve afin de disposer de forces supplémentaires en cas de conflit armé. En effet, la déroute de 1870 a notamment mis en exergue la fragilité de l’armée française sans force supplémentaire de réserve.La loi du 27 juillet 1872 souligne le principe d’universalité en énonçant : « Tout Français [...] peut être appelé, depuis l'âge de vingt ans jusqu'à celui de quarante ans, à faire partie de l'armée active et des réserves ».

 

Cette loi sera renforcée par la loi du 21 mars 1905 ainsi que par la loi du 7 août 1913. Cette dernière rétablit le service militaire à trois ans et allonge les obligations, jusqu'à onze ans, de service dans l'armée de réserve. Elle reconnaît aux officiers de réserve la possibilité de participer à des périodes annuelles de quinze jours en contrepartie de la perception d'une solde.

 

Outre ces détails, elle va permettre de disposer de 25 divisions de réserve dès le début de la guerre et souligner la prise de conscience du gouvernement français quant à l’utilité de la réserve. D’ailleurs, elle sera défendue par Jean Jaurès en ces termes : « Il faut, en rapprochant les réservistes de leurs centres d’activité, en cessant ce schisme, ce divorce déplorable, au point de vue militaire comme au point de vue social, de l’armée et du pays, rendre plus faciles les convocations fréquentes et à courte durée des réservistes.  Il faut, par tous les moyens, fondre ce qu’on appelle la réserve et ce que l’on appelle l’active dans une armée unique, dans la nation armée, dans la nation active».

 

Le cumul des lois de 1905 et de 1913 permettra d’obtenir un réservoir de plus de 8 millions d’hommes tout au long des combats de la Première guerre mondiale...

 

La suite de l'article sur le site Sécurité des systèmes juridiques – Un site EchoRadar

 

Eté 1914 : un autre monde ? Un dossier EchoRadar

Eté 1914 : un autre monde ? Un dossier EchoRadar

 

 

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L’été 2014 voit l’intensification de la commémoration du centenaire de 1914. Lorsque l’on connait peu cette période, elle paraît très éloignée. Quel est ce monde ? Les Européens ont colonisé la planète. Les Anglais, les Français principalement mais aussi les Allemands, les Espagnols, les Portugais, les Néerlandais se sont appropriés des territoires - ou les ont conservés depuis la colonisation des Temps modernes - ou des comptoirs. La mondialisation bat son plein à la suite d’un développement majeur de la technologie dans les domaines de la physique (optique moderne, électromagnétisme, thermodynamique), de la biologie (vaccin, théorie de l’évolution), des télécommunications (télégraphe électrique, téléphone, radio, phonographe, cinéma), de la navigation (vapeur, cuirassé), du déplacement terrestre (train, voiture) et aérien (avion, dirigeable).

 

 

Les grandes inventions du XIXème siècle ont forgé un monde dans lequel la Chine a été mise à genou par les traités inégaux, les Indes ont été dominées par les Britanniques, la Russie a étendu son empire et sa sphère d’influence sur les steppes d’Asie centrale et le Japon est revenu sur la scène internationale après la guerre russo-japonaise (1904-05). Les Américains, après s’être massacrés entre nordistes et sudistes (plus d’un million d’hommes comme pertes) et avoir massacré les Indiens, ont entrepris de s’étendre dans le Pacifique et les Caraïbes. Les empires autrichiens et ottomans,tiennent tant bien que mal leurs territoires maisne semblent pas devoir disparaitre à court terme.

 

Si l’on en croit les indices de développement, l’humanité n’aurait jamais été aussi riche en 1914 que dans les périodes précédentes, le commerce international n’avait jamais été aussi florissant, les populations aussi éduquées… Les guerres napoléoniennes, d’indépendance et révolutions qui ont ravagé l’Europe ne seraient qu’un lointain passé. Pour certains, le spectre de la guerre à grande échelle serait jugulé par le développement du commerce mondial. L’ordre européen affirmé à Vienne en 1815, complété à Berlin en 1885 pour les possessions africaines, était à peine entamé par les nationalismes, au moins en surface. La sécurité collective restait un rêve à portée de main : Ce n'est que par la libre fédération des nations autonomes, répudiant les entreprises de force et se soumettant à des règles de droit, que peut être réalisée l'unité humaine. (Jaurès, L’armée nouvelle). Chacun sait que la guerre reste possible mais chacun l’espère courte, limitée et victorieuse. La paix européenne est celle du monde !

 

Carte-europe-1914.jpg

 

 

Le monde du début de l’été 1914 est pourtant au bord de la guerre mondiale. Il est déjà en guerre. La guerre bat son plein : révoltes au Dahomey, intervention américaine en Haïti, Mexique en pleine déliquescence… Mais cela parait loin, exotique et finalement ne pas concerner l’Europe, malgré

 

  • une France voulant, un jour, sa revanche sur l’Allemagne – une France qui a passé le service à 3 ans l’année précédente et envisageant de recourir à la Force noire « du » général Mangin-,

  • une Autriche matant pour un temps les velléités indépendantistes dans les Balkans,

  • des confrontations commerciales importantes dans les colonies, en Amérique du sud, mais aussi au Proche-Orient (chemin de fer) entre puissances européennes et parfois la nouvelle puissance mondiale, les Etats-Unis,

  • un espionnage à grande échelle de la part des grandes puissances,

  • la question de la conservation de la neutralité de la Belgique en cas de conflit…

 

 

 

Le terrorisme – notamment anarchiste et nihiliste - s’est développé depuis quelques décennies, l’attentat de Sarajevo n’étant qu’un acte terroriste parmi tant d’autres mais un de trop. La criminalité n’est plus seulement locale, clanique mais aussi nationale voire internationale. Pendant ce temps là, les peuples d’Europe encore à dominante rurale, préparent les moissons. Ils récolteront une guerre qui traumatisera l’Europe et marquera le début de son déclin relatif.

 

Bref, ce monde de 1914 –décrit succinctement par cet état des lieux non exhaustif - parait à la fois si lointain etsi proche de notre actualité : mondialisation, mutation technologique, terrorisme, espionnage, criminalité, instabilité en Afrique, etc. Il est naturellement apparu comme un sujet d’intérêt pour les blogueurs d’EchoRadar. Des billets - sans autre prétention que de partager avec vous - vous seront proposés jusqu’à la rentrée, couvrant des aspects plus ou moins connus de cette époque dans les domaines des télécommunications et du chiffre, de la guerre navale, de la préparation militaire de certains pays, en ouvrant sur la participation à la Grande guerre. Ils ne constituent pas les éléments d’un dossier exhaustif mais bien quelques briques dans l’immense « mur de la mémoire » qui se construit à l’été 2014, en France et dans le monde.

 

 

S. D.

Lignes stratégiques

 

 

Retrouvez les billets EchoRadar à partir du 14 juillet matin :

 

1erbillet par   Sécurité des systèmes juridiques

sur  Les réservistes d’hier et d’aujourd’hui.

 

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Sur les blogs suivants :

 

 

 

Les neuro-révolutionnaires

Publié le 11/07/2014 à 16:06 par cyberland Tags : neurosciences neurohacking google robotique nbic
Les neuro-révolutionnaires

 

« Le 21 ème siècle est celui du neuro-business et du neuro-hacking ! »

 

 

Laurent Alexandre est intervenu lors de la très « hype » conférence USI2014 (Unexpected Sources of Inspiration) .

 

 

http://www.usievents.com/fr/videos/52-les-neuro-revolutionnaires-laurent-alexandre?autoplay=true

 

 

 

 

 

 


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